Chronique : Dewey, de Vicki Myron

En me baladant dans la librairie, j’ai d’abord été attirée par la couverture de l’édition de poche, colorée, minimaliste. C’est simple: un livre qui parle de chat et de bibliothèque; que demande le peuple! J’ai donc vite accroché à l’idée du livre, pour finalement opter pour l’exemplaire de l’éditeur Jean-Claude Gawsewitch de ma bibliothèque municipale. Et… Gros coup de cœur!

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Edition Pocket 314 pages 7,30€

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Editeur: Jean-Claude Gawsewitch 346 pages

Vicki Myron est la directrice de la bibliothèque de Spencer, petite ville de l’Iowa. Un matin glacial d’hiver, elle trouve dans la boîte de retour de la bibliothèque un petit chaton, abandonné, frigorifié. Il ne lui faut pas plus de quelques minutes pour décider de garder l’animal qui devient alors Dewey, le chat de la bibliothèque.

Le livre montre comment cette découverte changea beaucoup de vies: celle de Dewey, celle de l’auteure et narratrice, mais aussi celle de la bibliothèque et de la ville entière. Très vite, Dewey obtient de nombreux admirateurs, et sa présence permet à la petite bibliothèque de reprendre des forces.

Plus qu’une simple histoire de chat, c’est une autobiographie touchante que nous livre ici Vicki Myron, qui parle avec simplicité, sobriété. D’accord, ce n’est pas de la grande littérature, le style n’est peut-être pas très recherché, mais il est à la hauteur de ce que l’auteure veut nous démontrer: comment les petites choses de la vie peuvent avoir de l’importance, et comment une personne, une rencontre, peut changer une vie, et une ville. Ce livre est une leçon sur les difficultés que tout le monde rencontre dans sa vie, telles que la maladie, les relations familiales, le travail… Mais il est également un testament de l’histoire de la ville de Spencer, ville de cols bleus touchée par la crise et le chômage, et où la bibliothèque est un lieu d’échange, de communauté qui permet de rassembler des habitants dont la vie n’est pas toujours toute rose.

Je l’avoue, je lis très peu d’autobiographies – plus par manque d’occasions que par rejet du genre –  mais savoir que l’histoire de la narratrice est celle de l’auteure rend la chose encore plus intéressante: elle ne cherche pas à embellir la vérité, mais juste à montrer les faits tels qu’ils étaient, et surtout, comme elle les a ressentis.

Bref, on sourit, on rit, on pleure (oui oui!), on s’attache à Dewey et à son caractère bien particulier, mais aussi à chaque personne qui a croisé sa route et sur qui il a eu une influence même minime.  Dewey est un livre « détente » très frais, une ode à la vie, à la beauté de sa simplicité, aux rencontres qui la jalonnent.

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